DESIGN: Quand la nouvelle génération repense l'intérieur

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Depuis les années 60 où des pièces de mobilier fortes permettaient de composer une architecture, le mobilier n'était que pièce rapportée dans un intérieur. Aujourd'hui, la nouvelle génération se pose à nouveau la question de pouvoir composer nos habitats et nos lieux de travail à souhait, et de manière non pérenne. Découvrez des projets d'étudiants qui guideront bientôt nos modes de vie.

 

 

HABITER

 

Les étudiants sont l'essence même de la créativité. Dans le domaine du design particulièrement, on est jamais aussi libre d'imaginer l'avenir que lorsque l'on est étudiant. Libérés de toute contrainte, ils sont probablement les mieux placer pour poser les base de ce que seront demain le design et l'architecture d'intérieur. Trois amies fraîchement diplômés de l'Academy of Arts and Design de Wroclaw en Pologne, ont mis au point un projet séparant le contenant du contenu et repoussant les murs, en prévision d'un futur où l'on pourrait s'en passer.

En effet, en repensant la notion d'intérieur et de comment "habiter" un espace, Maja Górowska, Karolina Koryniowska et Camila Potocka posent tout d'abord la question de la séparation des espaces: l'évolution élémentaire des moeurs ne nous pousserait-elle pas vers l'abolition des murs en tout genre, y compris dans notre intérieur? Et c'est sur fond de rose millénial, ambassadeur de la nouvelle génération, qu'elles ont justement imaginé une façon de vivre sans barrières: ILES, une collection de mobilier ayant la capacité de recréer des zones de vie modulables aux fonctions hybrides.

 

Mieux adaptés à un mode de vie nomade, non-établi et à un monde où il sera bientôt possible d'habiter Milan tout en travaillant à Shanghai, le projet de mobilier des trois étudiantes permettra de s'établir n'importe où, renforçant la notion de liberté chère à nos yeux et encore plus à ceux de la nouvelle génération, même en intérieur.

 

 

TRAVAILLER

 

Si dans le cadre de l'intérieur d'habitation la notion de mobilité et de modularité se fait attendre, ce n'est pas le cas de l'environnement du travail, où la transformation est déjà en marche. Après l'apparition des lieux de coworking où plusieurs sociétés travaillent côte à côté dans le même espace, c'est au tour des entreprises de cesser d'attribuer un espace à une personne, mais de penser sa répartition de manière plus libre, en stimulant l'improvisation et donc la créativité. C'est sur ce principe que les étudiants de l'ECAL ont réinterprété le système de paravents structurants Workbays (2013) par Ronan et Erwan Bouroullec pour VITRA.

Les étudiants ont imaginé plusieurs modules avec des fonctions bien précises, et dépassant même la façon d'appréhender l'espace de travail en y mêlant le registre de la détente et de l'intérieur privé. En effet si on avait pour habitude d'uniquement s'asseoir sur notre lieu de travail, les étudiants donnent à présent la possibilité d'y pratiquer des activités physiques, de cultiver, de se reposer à l'abris des regards, ou encore de se détendre accoudé à un bar.

 

"Through this workshop we tried to emphasise this 'organic' vision of the office by adding functionalities to the Workbays and the work environment in itself, that would create more interaction between the users and with the furniture"

- Camille Blin.

 

Le monde du travail mais pas seulement, notre société toute entière tend enfin à offrir à chacun un mode et un lieu de vie adapté à ses propres envies, où chaque individu sera libre de ses choix. La nouvelle génération ouvre la brèche du changement concernant l'intérieur et ses fonctions mais aussi nos propres places et rôles au sein d'un espace et en communauté.

 

 

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M E R C I

Sources: Behance, Dezeen

 

Chloé Valette